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PROCHAIN MONDO 

Vendredi 20 Novembre à 18h

➡️ Lien Zoom pour pour participer :https://zoom.us/j/93207930667

 

COMPETITION ET EDUCATION

Intervenant :  MICHEL BROUSSE

 

 

Culture

Interview de Michel Brousse, vice-président culture judo de la ligue de Nouvelle-Aquitaine

 

 

Info-ligue : Vous êtes le nouveau « Monsieur culture » de la ligue de Nouvelle-Aquitaine :

Permettez-moi de vous arrêter. D’une part, cette dénomination est impropre. D’autre part, elle me définit très mal. Mon expérience de judoka ne se limite pas à mes écrits sur l’histoire et à mes actions dans ce champ particulier. Mon intérêt pour le judo, et je l’espère mes compétences, sont plus larges. Elles n’ignorent pas les domaines sportif ou pédagogique. Ceci est d’autant plus important que la culture judo n’existe pas en soi. Ce n’est pas une entité extérieure à la discipline. Il n’y a aucune raison, comme hélas cela a parfois été envisagé, d’en faire un domaine à part ou une option dans quelque examen que ce soit. Il s’agit là d’une vision réductrice et utilitariste de la culture en judo.

Pour les mêmes raisons, il faut rompre avec le mythe du haut-gradé qui, du fait de son âge, son grade et sa fonction, serait doté d’une sagesse supérieure et ferait preuve d’un comportement vertueux et exemplaire. Il y a trop de contre-exemples. La culture en judo n’est pas un outil de pouvoir et de domination qui dicte les comportements et hiérarchise les individus. Il ne s’agit pas d’un discours prétendument savant et il n’y a aucun fondement à la rédaction d’une charte des ceintures noires si ce n’est à réécrire l’histoire pour servir des fins obscures.

 

 

Info-ligue : Dites-nous ce qu’est la culture judo :

La culture en judo est centrale car autant que les gestes techniques, c’est elle, c’est-à-dire l’ensemble des valeurs qu’elle véhicule et des comportements qu’elle induit, qui définit l’identité même de la méthode de Jigoro Kano. La culture du judo est transversale par essence. Ce n’est pas un discours, mais une expérience corporelle et intellectuelle composée de codes et d’usages partagés patiemment façonnés dans la pratique, dans le plaisir qu’elle procure comme dans l’effort qu’elle exige, dans l’aide que l’on reçoit comme dans celle que l’on donne, dans le contrôle des émotions comme dans le dépassement de soi, dans la victoire comme dans la défaite.

Les valeurs du judo ne se décrètent pas. Elles se construisent dans la multitude des rencontres et des expériences en s’inscrivant dans l’esprit comme dans le corps. L’adhésion résulte d’un choix personnel et non d’une contrainte. C’est en cela que le judo révèle tout son potentiel d’éducation de l’individu à la fois en tant que personne mais aussi en tant qu’être social. Car le judo n’est pas éducatif en soi ; c’est l’acte d’enseignement qui le rend éducatif. Le professeur qui suit les préceptes du fondateur du judo agit comme un chef d’orchestre. Il s’efforce de transmettre des connaissances et des compétences dans une double ambition, celle de donner une morale au geste sportif et de faire de ses élèves des citoyens autonomes et responsables, libres de leurs choix sur le tatami comme à l’extérieur du dojo.

 

Info-ligue : Quel sera votre rôle ?

Mon rôle est à la fois très simple et très complexe. Il consiste à mettre à disposition des comités et des différents acteurs les connaissances et les outils nécessaires pour permettre cette transmission. J’ai confiance car je ne suis pas seul pour remplir cette mission. Je sais que je peux compter sur l’aide de tous ceux, nombreux, qui partagent cette même conception et ce même idéal.

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